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Le dernier chapitre de la saga de film Harry Potter vient de prendre l’affiche sur nos écrans. Cette fois-ci, nos jeunes sorciers sont beaucoup moins jeunes. Ils vont tenter de retrouver et de détruire les fragments que Voldemort a laissés derrière pour enfin s’en débarrasser une fois pour tout. Le ministère de la magie étant totalement corrompu par les forces du mal, un mandat d’arrêt est émis contre Harry Potter. Évidemment, Dumbledore n’est plus la pour les aider, mais les membres restants de l’ordre du Phoenix son la pour leurs donner un coup de main.
Pour la troisième fois, le réalisateur David Yates est à la commande du projet et nous pouvons vraiment remarquer une amélioration dans la réalisation des trois films. Ce dernier est définitivement, celui des trois films du réalisateur, qui est le plus complet au niveau de la réalisation et de l’histoire. Mais pour comparer repartons du début : Le réalisateur très familial Chris Columbus avait réussi a introduire l’univers d’Harry Potter. Ça réalisation est centrer sur les très jeunes personnages et l’univers magique et divertissant, ceux qui avaient tant plu au niveau de la littérature populaire. Ensuite est venu le réalisateur de film d’auteur Alfonso Cuaron, qui a vraiment fait évoluer la série en ne considérant plus les spectateurs et les personnages comme des enfants. Il a aussi tenté de présenter l’évolution des personnages. Beaucoup on reprocher au troisième film, de ne pas tout a fait respecter le livre parce qu’il enlève plusieurs éléments de l’histoire pour mettre l’accent sur certains autres. Il a réussi à créer une ambiance avec la facture visuelle qui met l’accent sur certaines couleurs de l’image. Selon moi, ce troisième film est de loin le meilleur, grâce à la réalisation d’Alfonso Cuaron.
La bande sonore des trois premiers films a été créée par le légendaire compositeur John Williams à qui l’on doit les chansons thèmes de Star Wars, Indiana Jones et évidemment d’Harry Potter. John Williams est probablement le meilleur compositeur pour ce qui est de chanson thème d’un film, mais quand on parle du reste de la bande sonore, la musique d’ambiance est très récurrente chez Williams. C’est pourquoi ce n’est pas facile de faire la différence entre la musique d’Harry Potter ou celle de Home Alone. Pour les trois films qui ont suivi, le travail musical a été repris par Nicholas Hooper qui lui se spécialise dans les musiques thématiques de circonstances. Il crée des pièces qui placent et remixent selon l’action et les personnages de la scène. Ses compositions furent bien pour l’univers d’Harry Potter, mais commençaient à être un peu répétitives. Pour en venir à mon point, les producteurs se sont tournés pour le dernier chapitre du film vers le compositeur Alexandre Desplat qui a réussi à faire la bande sonore qui colle certainement le mieux au film. Elle est vraiment subtile et met l’accent sur l’ambiance d’une scène plutôt qu’un thème ou une circonstance répétitive. Elle fait enfin son rôle d’amplifier les émotions et de soutenir l’action.
Pour le quatrième film Harry Potter and the Goblet of Fire, le choix des producteurs au niveau de la réalisation c’est arrêter sur Mike Newell qui a réussi diminuer l’intérêt de plus d’un envers la série, grâce a sa réalisation des plus banales qui ne fait que présenter une action après l’autre, une scène après l’autre. Nous n'avons qu'à penser à l’étrange soirée au milieu du film ou un show de rock vient vraiment détruire l’ambiance de la série. Pour le cinquième film, on parle maintenant d’un réalisateur peu expérimenté au grand écran, mais il replace les personnages au premier plan comme il se doit. Le sixième volet, ne présente pas une réalisation encore a point, mais déjà ont voit qu’un effort supplémentaire au niveau de l’esthétique d'ensemble est présent, c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle je pense que Harry Potter and the Half-Blood Prince est l’un des meilleurs. Le traitement visuel est le plus marqué de la série justifiée par l’histoire qui est tout aussi sombre et dramatique.
Pour finalement en venir au Harry Potter and the Deadhly Hallows, la première partie qui nous transporte pour la première fois en dehors de l’école des sorciers sortant, en partant, de cette zone de confort auquel les spectateurs et les personnages sont si bien habituer. C’est en fait l’un des éléments, les plus agréables par rapport a ce chapitre, il met en perspective plusieurs éléments de chaque film pour les mettre en contexte en dehors de l’école. Nous ressentons la fin de l’histoire et le film nous laisse sur une fin qui n’est pas heureuse, nous sommes laissés face à une ouverture. Un moment que j’ai trouvé moins agréable c’est lorsqu’on nous raconte l’histoire des reliques de la mort. On nous explique que celui qui a la baguette magique est le méchant qui va mourir en premier (Voldemort), celui qui a la pierre philosophale (celle qui a été détruite dans le premier) va mourir en deuxième et que celui qui a la cape d’invisibilité (Harry Potter) est le héro qui va survivre et vivre heureux. Donc en fin de compte, ça nous dit que la deuxième partie finit bien et que Harry Potter est le meilleur, 12$ de plus dans vos poches… Il y a d’autres petits éléments comme celui-ci, mais en ensemble, Harry Potter and the Deadhly Hallows est un bon film qui va dans le sens des autres en mettant en perspective toute l’histoire depuis le premier film pour commencer cette finale. Ce n’est pas le meilleur des Harry Potter, mais c’est loin d’être le pire.
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